Le mariage marque une étape fondamentale de l’existence juive.
La Torah enseigne : « C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair » (Genèse 2:24).
Ce verset établit clairement que la formation du couple crée une nouvelle entité autonome, qui doit s’épanouir sans dépendance excessive à l’égard des parents.
Pourtant, cette autonomie n’exclut pas l’importance d’un lien harmonieux entre la génération des parents et celle des enfants mariés.
L’équilibre se joue entre respect de l’indépendance du couple, absence d’ingérence et soutien discret, mais bienveillant.
La Torah enseigne : « C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair » (Genèse 2:24).
Ce verset établit clairement que la formation du couple crée une nouvelle entité autonome, qui doit s’épanouir sans dépendance excessive à l’égard des parents.
Pourtant, cette autonomie n’exclut pas l’importance d’un lien harmonieux entre la génération des parents et celle des enfants mariés.
L’équilibre se joue entre respect de l’indépendance du couple, absence d’ingérence et soutien discret, mais bienveillant.
Respecter l’indépendance du couple nouvellement formé

La Torah souligne que l’homme doit quitter ses parents pour s’attacher à son épouse, créant ainsi une unité distincte.
Ramban explique que cette rupture symbolique ne signifie pas un rejet, mais une réorganisation des priorités : le couple devient l’axe central de la vie de l’homme ou de la femme.
Les parents, par amour, doivent donc reconnaître cette nouvelle identité familiale.
Rabbi Israël Salanter, fondateur du Moussar, insistait sur l’importance de la maîtrise de soi dans les relations.
Respecter l’indépendance du couple exige des parents qu’ils se retiennent d’imposer leurs habitudes ou leur vision du monde.
Comme l’écrit le Hovot HaLevavot :
« Celui qui place sa confiance en Dieu saura respecter les autres dans leurs choix ».
Ainsi, la maturité spirituelle s’exprime dans la capacité à accompagner sans diriger.
Éviter les ingérences dans la vie conjugale

Les maîtres du Talmud rappellent :
« Celui qui aime sa femme comme lui-même et l’honore plus que lui-même aura la paix dans son foyer »
(Yevamot 62b).
Or, cette paix peut être compromise si les parents interviennent de façon inappropriée dans la vie du couple.
Même avec de bonnes intentions, des critiques répétées ou des conseils non sollicités peuvent miner la confiance mutuelle.
Rav Kook explique que la véritable bonté consiste parfois à se taire, à laisser l’autre grandir de lui-même, même s’il commet des erreurs.
Le rôle des parents est donc de contenir leur instinct protecteur, en évitant de transformer leur expérience en jugement.
De même, le Messilat Yesharim rappelle que le travail sur les middot (traits de caractère) est indispensable pour ne pas projeter ses désirs sur autrui.
Les parents doivent cultiver l’humilité et la discrétion pour préserver l’équilibre conjugal de leurs enfants.
Soutenir le couple avec discrétion et bienveillance

Si l’ingérence est nuisible, le soutien bienveillant reste essentiel.
Le Rambam écrit :
« Un homme doit parler doucement avec sa femme et ne pas lui imposer une peur excessive »
(Hilkhot Ishut 15:19).
Cette attitude de douceur peut inspirer aussi les parents envers leurs enfants mariés : leur rôle n’est pas de commander, mais d’encourager.
Le soutien se manifeste par des gestes simples : offrir une aide matérielle sans condition, prier pour la réussite du couple, ou encore être disponible sans intrusion.
Le Zohar enseigne que la bénédiction divine repose sur la maison où règne la paix.
Ainsi, les parents peuvent contribuer à cette paix en créant autour du couple une atmosphère d’acceptation et de respect.
Rabbi Na’hman de Breslev rappelle dans le Likouté Moharan que l’amour véritable se reconnaît lorsqu’il est discret et orienté vers le bien de l’autre, sans recherche d’honneur ni de contrôle.
Le soutien parental doit donc s’inscrire dans cette logique : aider par amour, non par domination.
Conclusion
Points à retenir :
